sujet :

Pour les filles qui aime lire les histoire d'amour, fantastique. Pouvez-vous me donner un avis constructifs sur ma nouvelle, s'il vous plait ?



  • elle a 20 ans
    il y a 1852 jours
    #1

    Il s'est approché de moi, lentement, prêt à attaquer sa proie. Je devais fuir, courir le plus vite que je pouvais, mais.. mes pieds restaient cloués au sol. J'étais pétrifiée à l'idée qu'il ait l'emprise sur moi, que rien qu'en croisant son regard ténébreux mes membres restent immobiles. Essayant d'agiter mes doigts, je sentis une énorme douleur, comme un poignard se plantant au creux de ma main. Je me pinçais les lèvres, m'efforçant de ne pas crier; les larmes roulaient le long de mes joues. Il avait l'air d'aimer, comme si mes sanglots le rendaient plus fort, plus sûr de lui. Le sourire narquois, il porta sa main à mon visage. En croisant ses grands yeux couleur or, ses lèvres pulpeuses et ses cheveux blonds parfaitement lisses qui recouvrent sont front étroit, je sus que ce serait les dernières choses dont je me rappellerais.

    Brusquement, j'ouvris les yeux, laissant entendre ma respiration saccadée et mon cœur affolé. Encore ce stupide rêve, pensais-je en soulevant la couette. Chaque soir, avant de fermer les yeux, je redoutais le moment où je reverrai son visage et ses yeux jaunes m'envoyant des éclairs. Frottant les pieds sur le sol, je me dirigeais vers la salle de bain, qui était parfaitement rangée : aucune serviette traînant par terre, pas une goutte d'eau dans le lavabo, ni de buée sur les miroirs. Mon père est très perfectionniste, ma mère ne l'était pas, c'était presque pour cette raison qu'elle était partie.. sans moi. Lentement, je déboutonnai ma chemise de nuit, la laissant glisser le long de mes jambes, puis entrai dans la baignoire éclatante de blancheur. En plus d'être tâtasse, mon père, Paul, est économe, l'eau ne doit pas dépasser plus de 31°. Les minutes passèrent et rapidement je sortis du bain tiède, recouvrant mon corps d'une serviette repassée avec grand soin, et je me dirigeai vers ma chambre. Évitant les piles de photos - prises par mes soins, qui jonchaient le sol, j'ouvris la commode face à la fenêtre entrebâillée, sortis quelques vêtements puis enfilai un short en jean et un sweat couleur pêche. Bizarrement, aujourd'hui, j'étais heureuse de me rendre au lycée. J'avais préparé la veille mes cours, ma tenue de danse, un livre que je lisais pendant mes heures de creux et mon appareil photo enveloppé dans sa sacoche. C'était une habitude. Mais j'avais la sensation qu'aujourd'hui, quelque chose changerait, qu'il y aurait une chose nouvelle. Prenant mon sac sur l'épaule, je sortis direction le bahut. Sur le chemin, il y avait les grands saules pleureurs que j'avais pris tant de fois en photo. Les champs de blés, aussi, la où Barbara et Diane, mes deux meilleures amies, posaient souvent pour moi. Elles portaient de belles robes colorées avec de petits motifs fleuries. Quand je vis le soleil se lever près du lac, un sourire se figea sur mes lèvres. Doucement je sortis mon appareil de mon sac puis avançai d'un pas déterminé vers l'étang. Devant moi, les rayons orangés se reflétaient sur l'eau verdâtre, ceci formait un magnifique mélange de couleurs. Je me plaçais à droite, de façon qu'on puisse voir l'herbe desséchée, ça donnait un certain style à la photo, j'aimais ça. Quand je m'apprêtais à appuyer sur le bouton, un jeune homme passa devant l'objectif, à quelques mètres de moi. Il n'avait sûrement pas remarqué que j'avais un appareil photo en main. Il marchait le dos droit, menton relevé, il avait l'air fier, sûr de lui. C'est alors que je croisai son regard. Ces yeux.. Je n'avais jamais rien vu d'aussi beau; marron avec de petits filaments dorés, la pupille noire comme l'abîme, ressortant avec la pâleur de sa peau parfaite. Je baissais les yeux timidement - même si, il n'avait pas vu que je le transperçais - regardant l'écran de mon engin. Je devais immortaliser ce moment. Avant qu'il puisse quitter mon champ de vision, j'appuyai hâtivement sur l'interrupteur, essayant de dissimuler le bruit du déclencheur. Il prit de suite trois photographies parfaitement cadrées, on pouvait apercevoir le soleil éblouissant, l'herbe desséché par ce dernier, l'étang et l'inconnu au regard pénétrant.

    Traversant l'encadrement de la grande porte menant au hall du lycée, et passant au travers des élèves agités, tous plus âgés que moi, je vis Barbara adossée à son casier, les mains dans les poches. Elle avait l'air ailleurs, le regard vide. Je m'approchai d'elle, heureuse de la voir. Quand elle entendit mes chaussures couiner contre le carrelage beige, elle tourna vivement la tête. J'aperçus ses yeux bleus maquillés d'un contour noir. Elle m'adressa un sourire. Ses cheveux roux étaient attachés - une des rares fois où elle ne les laissait pas tomber sur ses épaules. Elle portait un short en jean, faisant ressortir ses fines jambes bronzées avec un débardeur blanc accompagné d'une veste dans les tons bleu marine, comme ses yeux. Barbara a toujours été coquette, elle choisissait minutieusement ses vêtements et ses bijoux; ses coiffures devaient être parfaites, à chaque fois. Elle me tourna le dos, ouvrant son casier pour en sortir quelques photographies, ressemblant à celles que je prenais d'habitude.
    - Tiens, dit-elle en me les tendant, je les ai trouvées dans un vieil album photos, au grenier. Plissant les yeux, elle continua ses propos. Je crois bien que c'étaient les toutes premières que tu avais prises.
    - Oh, merci, dis-je en lui prenant des mains la pile d'images.
    Une à une, je les regardais, passant d'une photo d'un petit cactus, à une autre où un aigle noir, aux yeux dorés - d'un air sournois, on aurait même crû qu'il souriait, était perché sur un grand sapin, jusqu'à celle où Barbara faisait la roulade sur les grandes herbes, près de l'étang. Elle n'avait pas plus de huit ans et le paysage paraissait beaucoup plus joli. J'examinais la prochaine photo, mais cette fois-ci, elle paraissait différente, elle n'avait pas l'air d'être de moi. Les sourcils froncés, je relevais la tête pour faire face au visage de la belle rousse, j'étais prête à lui demander qui l'avait prise, mais elle m'ôta les mots de la bouche:
    - C'est moi qui l'ai prise, c'était pour comparer, dit-elle d'une voix douce, le sourire aux lèvres, on voit vraiment la différence, entre tes photos et les miennes.
    Mon casier était tout juste à côté de celui de Barbara, les casiers les plus grands sont réservés aux sportifs. Prenant le petit cadenas accroché à celui-ci, j'y entrai la combinaison, et l'ouvris pour poser délicatement mes images, et au passage ma tenue de danse. Je sentis Barbara appuyer sa main soigneusement manucurée - avec un vernis rouge pétant, assorti à celui de ses doigts de pieds qui se voyaient entre ses spartiates noires, sur mon épaule.
    - Il est temps d'aller s'amuser, s'interrompit-elle brusquement, il est temps d'aller s'amuser avec les chiffres, bredouilla t-elle ensuite, suggérant que nous devions aller bosser nos mathématiques.
    - Génial, ironisai-je.

    Chaque heure qui passai, je ne cessais de penser à ce garçon, ses yeux m'obsédaient, leur couleur était si belle. En histoire, j'étais assise au fond, loin des autres. Barbara, elle, était avec Grégory, son copain. Il avait un visage assez carré, de beaux yeux noisette, et une musculature admirable. Elle lui tenait la main sous la table, en évitant que le professeur le remarque. Au bout de la pièce, se tenait Diane, elle était assise, le dos droit contre le dossier de la chaise en bois vernis. Elle a été élevée dans une famille stricte, chrétienne; tous les soirs, à l'heure du repas, ses parents, elle, et son petit frère se joignaient les mains, faisant une prière, pour remercier Dieu, ils récitaient des rimes, que même moi je ne comprenais pas, et finissaient ceci par un Amen. Diane était brune, elle avait les cheveux lisses naturellement, ils faisaient ressortir ses petits yeux vert émeraude. Quant à ses tenues, elles étaient toujours assorties, si ses chaussures étaient bleues, le pantalon et le haut devaient l'être aussi. Elle me sourit, passant, en même temps, une couche de baume sur ses fines lèvres gercées. Soudain, la sonnerie avait retenti, donnant à chaque élève le sourire aux lèvres. Je pris mes bouquins, les serrant contre ma poitrine et sortis de la salle d'Histoire avec Barbara et Diane qui suivaient le mouvement. Il n'était pas plus de trois heures trente mais toute la journée j'avais attendu avec impatience de danser, de glisser mes pointes de pieds sur le parquet lisse, d'essayer de faire des pirouettes presque aussi parfaites que celles dont la prof nous montrait l'exemple. Chaque sportif se dirigeait vers les casiers, tandis que les autres élèves quittaient l'établissement. Il y avait des gymnastes, nous les reconnaissons grâce à leur souplesse, et leur marche élégante; les nageurs, eux, étaient presque tous bronzés, ils avaient les épaules légèrement carrées et de grandes jambes fines, comme Barbara; nous, les danseuses, avons le dos cambré, le buste relevé et la tête toujours droite. Jamais une danseuse ne marchait avec nonchalance, toujours avec délicatesse. Il y avait tellement de sports, que je ne pouvais tous les énumérer. Quand j'ouvris mon casier pour récupérer mes affaires, un petit bout de papier tomba sur le sol. Rapidement je m'abaissai pour l'examiner. "Retrouve-moi au gymnase, après ton cours de danse. Aaron" était inscrit sur la feuille chiffonnée. Je fronçais les sourcils, faisant une moue intriguée et me dirigeai vers la salle de répétition, le sac sur l'épaule. Aaron, c'était l'un des nageurs, c'était le meilleur selon les filles qui l'admiraient dans l'eau, nageant, plongeant et sortant le corps encore trempé. Il sortait avec Sarah, l'une des danseuses les plus adulées, elle était très douée d'ailleurs. Mais, pourquoi voulait-il me voir?

    Quand j'entrai dans les vestiaires, tous les regards se tournèrent vers moi. Ce fut Katia qui m'enlaça la première. Elle était grande, la plus grande des danseuses, elle se mouvait avec grâce laissant voler ses longs cheveux noirs, comme le jais. Ses yeux étaient dans les tons marron clair, ils restaient toujours au naturel, sans maquillage. Solène, la belle blonde, me fit la bise. Son visage rond, ses joues pleines et rebondies faisaient ressortir ses fossettes. Les lignes de son visage lui donnaient une certaine douceur, pareille à celle d'une jeune fille. Ses grands yeux marron illuminaient sa frimousse, elle me souriait. Toutes les danseuses se mirent en file indienne pour me dire, une par une, bonjour. Elles étaient très chaleureuses. Quand je m'étais préparée, j'avais mis mes collants et mon tee-shirt large. La porte s'ouvrit soudainement, laissant apparaître une petite brune, ses cheveux étaient parfaitement lisses, aucune boucle n'envahissait sa coiffure. Les traits de son visage étaient creusés, accompagnés d'une bonne couche de fond de teint sur sa peau déjà assez bronzée. Ses yeux étaient marron foncé, voire noir. C'était Mary, la meilleure des danseuses du groupe. Chaque fille admiraient ses gestes délicats et ses écarts presque parfaits. Sa mère était une danseuse reconnue, très professionnelle, Mary a hérité de son talent.
    - Valentine, dit Solène en enfilant ses chaussettes, on y va?
    - Je vous suis, murmurai-je en sortant de mes pensées.

    L'entraînement avait duré plus de trois heures. Jill, notre professeur, nous avait fait la morale sur nos pointes de pieds qui devaient être parfaites quand nous levions la jambe. Elle était très perfectionniste. Nous nous dirigeâmes dans les douches, accompagnées des gymnastes, elles étaient musclées, leurs cuisses aussi étaient pleinement sculptées. Je reconnus Paige, la sœur de Barbara, elle était jeune, plus jeune que moi, elle avait quinze ans trois quart. Physiquement elle ne ressemblait pas beaucoup à ma meilleure amie, ses cheveux étaient légèrement bouclés, de couleur châtain, elle n'a jamais aimée être rousse, alors régulièrement elle change de couleur. Ses yeux étaient bleus, pas bleu-marine comme sa sœur, mais bleu caraïbes, ils sont très clairs. Elle me fit un petit signe de la main. Quand je sortis de la douche individuelle, m'habillant rapidement, je me dirigeais hâtivement vers le gymnase, tout juste à coté de notre salle de répétition. Je traversais le petit chemin entres les deux bâtiments. Le stade était grand, il servait à plusieurs sports, Foot Ball, Basket et une autre pièce avec plusieurs bassins pour les nageurs. J'ouvris les grandes portes. Il faisait noir, aucune lumière n'envahissait l'atmosphère. Lentement, je m'approchais des lignes peintes sur le sol, ce qui donnait un terrain de foot. J'aperçus une silhouette, une grande silhouette s'approchant de moi. Je posais mon sac sur le sol ciré, tout en la regardant se rapproché.
    - Aaron? Questionnai-je.
    Soudain, la lumière s'alluma, laissant voir un jeune-homme, les mains dans les poches. Je le reconnus. C'était Dan, un joueur de Foot.
    - Il est dans les vestiaires, dit-il en m'envoyant un regard suspect, pourquoi veux-tu le voir?
    C'était un blondinet, ses mèches retombaient sur son front haut dégagé, assez prépondérant. Il portait des lunettes noires, qui cachaient ses yeux bleus.
    - C'est lui qui voulait me voir, avouai-je.
    - Ah, s'exclama t-il, tu es une danseuse qui se déhanche avec un tutu, c'est ça, continua t-il d'un air amusé.
    - Juste une danseuse, dis-je, oubliant qu'il était aussi moqueur, et toi, tu es le joueur de Foot qui a planqué son cerveau dans ses biceps?
    Ce n’était pas ma meilleure réplique, mais assez bien pour stopper ses sarcasmes.
    - Très drôle, dit-il en haussant les sourcils.
    Je pris mon sac en saluant Dan. Je ne voyais pas l'intérêt de rester ici, à attendre Aaron alors que j'avais autre chose à faire. Tournant les talons, je me dirigeais vers la sortie. Je tendis la main droite sur la poignet, j'étais prête à la tourner, mais quelqu'un m'interpela. Faisant demi-tour, Aaron se tenait devant moi, seuls quelques centimètres nous séparaient. Lentement, il s'approcha de moi, les yeux fixés sur mes jambes dénudées, seul un short recouvrait mes cuisses. Lui était en jogging avec un simple débardeur gris. Il tenait dans sa main une serviette de douche, il la posa d'un geste simple sur son épaule avant d'ouvrir la bouche:
    - J'ai besoin de toi.

    - Tu veux que je t'apprenne à danser, demandai-je étonnée.
    Il me fixa, assis en tailleur sur le sol du terrain de foot. Il avait l'air sérieux. Roulant les yeux, je continuais mes propos:
    - Mais pourquoi ne pas demander à Sarah?
    - Justement, j'allais y venir, dit-il en craquant ses doigts.
    Il ne me quittait pas du regard, ses yeux marron me transperçaient. J'étais gênée d'être là, ici, seul avec lui - maintenant que Dan avait quitté les lieux, dans ce grand gymnase. Soudain, il ébouriffa ses cheveux bruns bouclés, et sortit quelques mots:
    - Sarah va participer à un concours de danse sportive, et elle aimerait que je sois son partenaire, mais je n'y connais rien à la danse de couple, alors j'ai pensé que tu pourrais me donner des cours, dit-il, un léger sourire posé sur ses lèvres fines.
    - Mais, Aaron, dis-je en repliant les genoux, mes semaines sont chargés, j'ai les cours, la danse et..
    - Moi aussi, me coupa t-il, j'ai les cours, la natation, mes problèmes de famille. Mais je trouverais bien du temps pour toi. Il hésita, enfin.. pour la danse, bredouilla t-il en se mordant les lèvres.
    J'hésitais un moment. Devrais-je consacrer quelques heures de plus à danser avec Aaron? Mais, que dirait Sarah, si elle savait que lui et moi dansons ensemble, ne sachant pas que c'est pour elle et pour son concours. Il continuait de me fixer, jusqu'à ce que je me lève.
    - Lève-toi, je vais t'apprendre les bases d'un bon danseur.
    Il me remercie d'un simple sourire et se leva à son tour. Je sortis de mon sac mon collant noir mat, lui ordonnai de détourner le regard puis l'enfila discrètement, après avoir enlevé mon short en jean. J'étais à présent en tenue confortable pour danser. Mais, comment transformer un nageur robuste et nonchalant en danseur gracieux?
    - Hum, déjà... un danseur se tient toujours droit, dis-je en relevant son menton avec mon index, et... son dos aussi, continuais-je en maintenant son buste entre mes deux mains.
    C'était bizarre de donner des cours de danse à un garçon, la plupart disent que c'est un sport seulement pour les filles. Je me mis devant lui, les bras tendus et le buste relevé. Je lui ordonnais de faire de même.
    - Valentine, il faut que ceci reste entre nous, dit-il en m'imitant.
    - Je savais que tu me demanderais ça, tu voudrais surtout ne pas recevoir les moqueries et les préjugés des autres, je comprends, mentis-je.
    - Merci, dit-il en posant l'une de ses mains sur mon ventre pour se maintenir à moi.

    Hier, Aaron et moi étions restés dans le gymnase plus de deux heures. Je lui avais appris deux, trois mouvements de base qu'il avait réussies sans difficulté. Il n'était pas resté fixé sur son portable comme n'importe quel garçon l'aurait fait. Lui, il avait ignoré quand son engin vibrait sans cesse dans la poche avant de son jogging. Il ne portait attention qu'à moi et les pas de danse que je lui avais enseignés.
    - Valentine Evans, vous avez quatorze, c'est plutôt bien.
    - Psst, chuchota Barbara deux rangs derrière moi.
    Instinctivement, je me retournai sans faire attention à M. Pulberry qui était adossé contre le tableau blanc, continuant de commenter chaque note de la dernière interrogation surprise. Aujourd'hui, Barbara avait laissé ses longs cheveux roux tomber sur ses larges épaules. J'aperçus ses yeux bleus dont la pupille brillait grâce aux reflets des lampes au-dessus de nos têtes.
    - Sarah, vous avez onze sur vingt, un peu décevant de votre part, dit notre prof de français derrière mon épaule.
    Chiffonnant dans ses doigts fins une feuille de papier, Barbara me la jeta discrètement puis fit une grimace en voyant que la boulette avait rebondi sur mon visage pour finalement tomber sur le sol couleur ocre.
    - Diane, dix-sept, voilà une adolescente qui apprend vraiment ses leçons, continua le professeur en passant à la prochaine copie.
    Le fixant - pour paraître intéresser par ses commentaires -, je tendis le bras prudemment puis attrapa de deux doigts la feuille chiffonnée. J'étais prête à jeter un œil au message que Barbara m'avait envoyé, mais, bizarrement, je savais déjà. En passant mon index sur le papier froissé je sentis mes membres se contracter soudainement. Je me mordis les lèvres, affolée par cette vision. Je ne voyais plus rien autour de moi, tout était flou, comme si une brume grise entourait mon champ de vision. Un long silence régnait, et là.. le brouillard disparut pour laisser place à des images, comme un film défilant dans ma tête, comme une prémonition. Je fermais les yeux, je n'osais les garder plus longtemps ouverts tellement cette sensation était horripilante. Mais les images continuaient de défiler laissant apercevoir ses yeux... ses yeux marrons clairs, ceux avec des filaments dorés. Ils étaient encore plus beaux de près. Soudainement la porte s'ouvrit, me sortant du brouillard. Les élèves étaient de nouveau là, encore plus bavards qu'avant que la brume grisâtre m'ait engloutie.
    - Ah, le nouvel élève entre, dit chaleureusement M. Pulberry en posant nos notes sur son bureau.
    Il s'avança comme sûr de lui, les mains rentrées dans les poches de son jean. C'était lui. J'avais accroché hier - sur le seul mur peint en blanc de ma chambre - toutes les plus belles photos que j'avais prises, la sienne en faisait partie, comme celle où Barbara trempait ses pieds dans l'eau, assise sur un pont en bois, et ses cheveux plus roux que jamais grâce aux reflets du soleil ou encore, celle d'un chat se promenant près du lac, le regard fixé sur l'appareil que je tenais en main.
    - Quel est ton prénom? Questionna notre enseignant.
    - Adam, dit-il en regardant de haut ce dernier qui paraissait petit à côté du nouvel élève.
    - Et bien, Adam, tu peux choisir ta place.
    Le sac sur l'épaule, il scrutait du regard chaque place libre, seul trois étaient disponibles. Il se tourna vers moi, ses yeux légèrement dorés m'interrogeaient : "je peux?" questionna une voix rauque - mais douce à la fois - dans ma tête, ses lèvres n'avaient pas remué, ses yeux n'avaient pas quitté les miens. Il restait là, sans bouger, attendant ma réponse. "Oui" pensai-je en espérant qu'il m'entende - même si j'étais persuadée que c'était seulement mon imagination qui me jouait des tours. Il vint s'asseoir à mes cotés.

    - Regarde moi ça, elles se jettent toutes dessus, s'exclama Barbara en piquant une nouille dans son assiette pour ensuite la mâcher lentement.
    - Mais, il a quand même tout fait pour se faire remarquer, intervint Diane.
    - Pas faux..
    Je le fixais, lui, mais aussi toutes ces filles qui l'entouraient. Certaines le complimentaient, d'autres restaient collées à lui et les plus timides l'admiraient de loin. Instinctivement, il tourna la tête vers moi, je pus apercevoir ses yeux que je ne cessais d'admirer pendant le cours de français - ou maintenant il serait à mes cotés à chaque heure.
    - Passons à autre chose, dis-je en remarquant Aaron qui se rapprochait de nous, son plateau à la main.
    Diane jouait avec ses longs cheveux bruns, elle enroulait une mèche sur son index pour ensuite la laisser glisser entre ses doigts. Barbara, elle, n'avait pas fini son assiette, elle mâchait doucement les aliments qu'elle portait à sa bouche. Le déjeuner n'était pas très intéressant, la seule conversation du jour était : le nouveau. Les curieux ne cessaient pas de se poser des questions sur lui : d'où il venait, quel sport il faisait, avait-il une petite amie... Quand j'aperçus Aaron, juste devant nous, à deux, trois mètres, je ne pus m'empêcher de murmurer - pour moi-même : "oh non", ce qui, j'aurais cru, ne se serait fait entendre.
    - Quoi ? questionna Diane, qui ne pouvait s'empêcher de repousser ses cheveux lisses en arrière.
    Je ne pus lui répondre, Aaron avait déjà posé son plateau devant moi. Un sourire narquois était figé sur ses lèvres, il ouvrit la bouche posément, comme sûr de ce qu'il allait dire :
    - Valentine, oublie pas, on se retrouve à quinze heures, dit-il en clignant de l'œil droit.
    - Hum, s'esclaffa Barbara en recrachant dans son assiette, accompagné d'un gracieux couinement écœuré sortant de la bouche de Diane, de quoi il parle là ?
    Mais déjà, l'intéressé avait tourné les talons. Je lui emboîtai le pas. De ma petite force je lui agrippais le bras et il se retourna lentement, faisant attention à ne pas renverser son plateau, il était toujours souriant.
    - A quoi tu joues ? murmurai-je sachant que mes deux meilleures amies nous fixaient, je croyais que tu voulais que ça reste entre nous, mais tu t'es permis d'en parler devant Barbara et Diane.
    - Attends, attends, Valentine, dit-il en plongeant son regard dans le mien. J'ai dis de ne pas révéler que tu m'apprenais à danser, mais je n'ai pas dit qu'on s'interdirait d'ébruiter qu'on se voyait, nuance, termina-t-il, fière de lui.
    - "Nuance", me moquai-je en affichant un sourire forcé.

    - Alors, il se passe quoi entre vous, demanda Barbara en me fixant en train de fouiller dans mon casier. Depuis quand vous vous voyez ?
    - Eh bien, il voulait... juste.. que, bredouillai-je, que je l'aide pour ses devoirs.. de math, finis-je par improviser.
    Discrètement je pris mes affaires de danse et les enfonçai dans mon sac, évitant qu'elle ne les voit, sachant que je n'ai pas entrainement aujourd'hui. Elle referma mon casier d'un coup de coude.
    - Ah ouais, surtout que tu es nulle en math, commenta-t-elle en haussant les sourcils.
    - Je me suis améliorée, rectifiai-je.
    Marchant lentement dans les couloirs, nous nous dirigions vers le hall. Barbara ne me lâchait pas, elle voulait savoir, tout savoir.
    - Pourquoi nous mentir, à Diane et moi ?
    - Je vous cache quelque chose, je ne vous mens pas, nuance, pouffai-je en remarquant que j'avais prononcé le mot fétiche d'Aaron.
    Elle se mordit les lèvres. Nous quittions le bâtiment. Devant le lycée il y avait plusieurs groupes de sportifs près à se diriger tous ensemble vers leurs salles d'entrainement. Les joueurs de foot étaient tous au complet, ils papotaient un peu avant de se dépenser. Les basketteurs se dirigeaient déjà vers le gymnase et les nageurs attendaient impatiemment Barbara qui n'allait pas tarder à les rejoindre. Seul la gym, la danse et d'autre sport peu connu n'étaient pas censés avoir lieu aujourd'hui.
    - Que vas tu faire pendant qu'il est avec nous à l'entrainement, avant de venir le chercher pour faire "vos devoirs" ? dit-elle en en accentuant les deux derniers mots.
    - Je vais sûrement rentrer chez moi et trier mes photos, murmurais-je en voyant qu'Aaron nous fixait.

    Quand j'ouvris la porte, j'aperçus le carrelage blanc mouillé et brillant. Mon père était en tenu de ménage - soit en caleçon avec un vieux tee-shirt délavé.
    - Surtout ne marche pas, attends que ça sèche, dit-il paniqué, je ne voudrais surtout pas tout recommencer.
    Fixant le grand blond aux jambes poilues, à la carrure impressionnante qui paraîtrait décontracté et nonchalant alors que, sous cet aspect, c'était un maniaque, qui faisait le ménage matin et soir.
    - Papa, hum, je vais y aller, dis-je en fermant peu à peu la porte, je te laisse faire le ménage, à ce soir.
    J'entendis sa voix grave, mais je ne pus distinguer les mots qu'il avait prononcés. Je longeais le chemin de mon jardin, pour ensuite sortir par le portail. Ça m'ennuie de revenir sur mes pas, mais quand mon père faisait le ménage, il ne valait mieux pas être dans ses pattes. Je marchais dans mon quartier, là où tous les élèves de mon lycée avaient grandi, nous habitions tous ici - sauf certains élèves qui sont dans notre école seulement pour l'option sport. Arrivée, devant le gymnase, je me laissais glisser le long du mur lisse - à coter de la porte - pour m'asseoir sur l'herbe. Sortant mon appareil photos, je visualisais les dernières prises, le temps que l'entraînement soit fini. La plus récente était celle que j'avais prise hier soir, de la fenêtre de ma chambre., je l'avais intitulée : "Escapade en pleine nuit", nom pas très original, certes, mais qui correspondait bien. A ce moment j'étais assise sur le rebord, admirant le soleil se coucher, jusqu'à ce que Dan et sa petite amie - dont je ne connaissais pas le nom -, une gymnaste, se tenaient la main, se dirigeant vers la maison de ce dernier. La photo faisait très romantique, on voyait le couple marchant sur la route, aucune voiture ne traversait, c'était désert ce soir-là. Les lampadaires commençaient à clignoter, la nuit tombait et leurs mains se joignaient. J'aurais dû l'accrocher au mur de ma chambre qui était remplie de photographies, car celle-ci était vraiment belle quand on en scrutait les moindres détails. La prochaine photo défilant était celle du ténébreux qui marchait le long du lac, mais maintenant je peux la renommer : "Adam, le ténébreux", car c'était bel et bien lui, même si sur la photo on n'apercevait pas vraiment les traits du visage du jeune-homme, ses yeux étaient reconnaissables. La troisième photographie fut celle que j'avais prise dans le jardin de Diane. Ce jour-ci, le soleil était pétillant et l'herbe proprement entretenu des Raymond paraissait encore plus verte que d'habitude, plus claire, comme vert anis. Diane était habillée comme une femme d'affaire, elle portait une jupe taille haute, bleu marine, avec un chemisier blanc rentré dedans, elle s'occupait de couper les roses rouges. Voilà à quoi ressemblait l'image, une Diane parfaitement gracieuse, tenant des petits ciseaux à la main et une rose de l'autre, avec pour paysage, l'herbe encore mouillée de la rosée du matin et les reflets du soleil donnant aux cheveux de la belle une brillance parfaite. Soudain la porte s'ouvrit, laissant apparaître une rangée de sportifs. Je vis Barbara sortir la troisième, ses cheveux roux étaient encore mouillés et sa frange droite était attachée en arrière avec une simple barrette noire. Elle s'approcha de moi, toute souriante et m'aida à me relever.
    - Jolie photo, dit-elle en apercevant Diane sur mon appareil.
    Les adolescents chahutaient, mais Aaron n'en faisait pas parti, il n'était pas encore sorti.
    - Merci, alors c'était bien ?
    - Hin hin, dit-elle en hochant la tête, et tu devrais rentrer, je crois qu'il t'attend
    Serrant la main de ma meilleure amie en guise d'un au revoir, je passais en travers des lycéens, faisant attention à ne pas me prendre un coup de coude, ou qu'un élève me fasse un croche-pied par inadvertance, j'étais petite à côté d'eux. Trouvant la poignet, j'ouvris prudemment la grande porte. Quelques personnes étaient encore dans le gymnase, d'autres sortaient rapidement d'où je venais d'entrer. J'avançais droit devant moi, m'arrêtant nette devant la lourde porte menant aux bassins. Et s'il avait oublié, qu'il était déjà parti sans que je le voie, ou s'il était avec Sarah et qu'il m'avait posé un lapin, qu'il ait fait exprès, seulement pour ce foutre de moi et si... J'ouvris la porte de ma petite force, m'efforçant de penser au pire. Il y avait trois bassins, deux moyens et un énorme - surement pour les compétitions. L'eau était propre et brillait sous les reflets du soleil transperçant les baies vitrées. Scrutant les alentours, j'aperçus un jeune-homme nageant seul, se dirigeant vers l'échelle pour sortir de l'eau. C'était le nouvel élève, Adam Jones.
    - Tu cherche quelqu'un, demanda-t-il en prenant une serviette blanche posée à coter de l'échelle.
    - Oui, tu n'aurais pas vu Aaron ?
    -- Ah, tu es sa petite amie, s'exclama-t-il. Hum... non, ce n'est pas toi, continua-t-il comme-ci il avait fouillé mon esprit pour connaitre la réponse. Il est dans les vestiaires.
    _
    Nous avions passé deux heures sur le terrain de foot pour répéter nos pas de danse. Aaron n'avait pas cessé de rire en pensant à la "faute" - non commise par erreur - à l'heure du déjeuner, dès que je lui faisais des réflexions sur son rire - un peu trop forcé -, il riait de plus belle, ce qui m'avais exaspéré encore plus. Il n'était pas concentré, pas du tout sérieux, aujourd'hui. A la fin de l'entrainement, nous avons quitté le gymnase ensemble puis avons pris un chemin différent pour rentrer chez sois. Passant devant le lac - comme à mon habitude -, j'eus remarquer un petit coin, avec de grands arbres planter dans le sol mouillé et les feuilles flottant contre l'eau verdâtres. Je n'avais jamais pris en photo cette partie de l'étang, d'ailleurs je ne l'avais jamais distinguée. Je sortis mon engin de sa sacoche tout en scrutant où je devrais me déplacer pour avoir une photographie plus convenable et plus esthétique. Je choisis de m'approcher plus prêt. Je m'apprêtais à appuyer sur l'interrupteur quand j'entendis des bruits de pas, des chaussures se frottant contre les feuilles mortes.
    - Alors, tu prend des photos, dit une voix derrière moi, une voix que j'aurais reconnue entre milles.
    - Oui, dis-je en faisant volte-face pour apercevoir son visage et ses yeux légèrement dorés.
    Adam s'approchait de moi, toujours le dos droit. Si aujourd'hui je n'aurais pas su qu'il faisait de la natation, je l'aurais pris pour un danseur, gracieux comme il était.
    - Je peux ? Questionna-t-il en montrant du doigt mon appareil photo que je serais contre ma poitrine.
    Je lui tendis, comme-ci j'avais confiance en lui. Il le prit délicatement et visait le lac en portant l'engin à son œil droit.
    - Moi aussi j'aime bien prendre des photos, dit-il en se mouillant les lèvres, mais je n'ai jamais eu l'œil du photographe, comme on dit.
    J'entendis le petit bruit sonore sortant de mon appareil et Adam me le rendis gentiment en m'adressant un petit sourire, je fis de même tout en inspectant la photo. C'était exactement ce que je voulais prendre, l'angle était parfait, on voyait distinctement les feuilles qui flottaient sur l'eau sale et les légers reflets du soleil qui donnait à l'étang des couleurs blanches.
    - La preuve, s'exclama-t-il en tournant les talons, les mains dans les poches. A plus tard... Valentine, continua-t-il en tournant la tête vers ma direction, faisant une moue amusée.
    Le sourire aux lèvres, je le regardais partir, laissant frotter ses baskets contre l'herbe légèrement humide. Il s'aventura entre les grands arbres dont les feuilles vertes s'envolaient, se laissant emporter au grès du vent pour ensuite tomber contre le sol. Je scrutais les environs, montant sur la pointe des pieds, essayant d'apercevoir le moindre de ses membres visibles. Rien. Je fis volte-face, toujours l'appareil en mains. Je poussais un cri aigüe en voyant Adam tout prêt de moi, à quelques centimètres de mon visage.
    - Je.. m..mais, que.. fais, bredouillai-je en écarquillant les yeux.
    - Et quand je disais "à plus tard", je voulais dire à toute suite, dit-il en affichant un sourire narquois.
    Il m'attrapa un peu maladroit - mais brusquement à la fois - les hanches, m'attirant à lui. Il ne me quittait pas du regard. Quand je voulus m'éloigner de son étreinte, ses mains se cramponnaient plus à ma taille, enfonçant presque ses ongles dans ma chair, à l'endroit ou mon tee-shirt légèrement relevé laissait apercevoir ma peau blanche. Je posais mes mains sur ses épaules, essayant de jouer dans son jeu. Je murmurais :
    - Bon.. que veux-tu ? questionnai-je en fixant ses yeux dorés.
    Il ne répondit pas, souriant toujours. Je baissais la tête, fixant mes vieilles converses noires que j'avais mises tant de fois.
    - Je veux une chose, rien qu'une chose, dit-il en un souffle.
    Il releva mon menton de son index, me forçant à laisser fusionner nos regards. Ses iris tournoyaient dans le même sens et les couleurs pulsaient au rythme de mon propre cœur. Je demeurai perdue malgré moi dans la spirale, comme hypnotisée. Un silence se fit et Adam approcha son visage du mien, les lèvres légèrement entrouverte, les yeux clos et ses mains se crispant sur mes hanches. Je tendis ma bouche, offerte en forme de cœur en entourant l'une de mes mains autour de sa nuque, mon contact le fit frémir. Nos nez s'entre-touchèrent, j'entendais sa respiration devenir plus saccadée. Soudainement, il mordilla ma lèvre inférieure, la caressant et jouant avec. Je restais les yeux ouverts, regardant les siens cligner deux, trois fois pour ensuite rester clos. Il m'embrassa encore et encore. Quand je lui rendis enfin son baiser il sursauta lorsque ma langue pénétra le barrage de sa bouche. Il quitta notre bécot, aventurant ses lèvres dans le creux de mon cou. Tant dis que j'inclinais la tête en arrière il descendit plus bas, embrassant la courbe de mon décolleté. Je bombais la poitrine pour appâter ses lèvres qui en demandaient trop. Beaucoup trop. Ça suffit, pensais-je. Brandissant ma main, je lui tournais la tête de façon à exposer sa nuque. Je la caressais de deux doigts, plaçant mes lèvres sur sa gorge et ouvrant la bouche pour sucer lentement sa peau. Il gémit en s'apercevant que je lui faisais un suçon. Facile, me dis-je à moi-même. Je lui mordillais le cou, il en riait. Je remontais jusqu'à sa bouche, continuant de faire des vas et viens entre ses lèvres et sa nuque. A l'attaque. Je sortis mes crocs pour les planter doucement dans sa fine peau. Quelques gouttes de sang coulèrent.
    - Mais qu'est-ce que tu.. fais ? s'exclamât-il en prenant ma tête entre ses mains.
    Il remonta mon visage prêt du sien, laissant nos regards se rencontrer, à nouveau. Ses iris dorés étaient toujours agités et il se mordit les lèvres. Ignorant sa question je levais à une vitesse vampirique les mains et lui tordis la tête d'un geste rapide et précis. Mais il était encore vivant. Faible, mais vivant. Je le lâchais brutalement, et il tomba précisément à l'endroit que je voulais. L'arrière de sa tête frappa un rocher sur le sol, il mourut sur le coup. Je me positionnais à cheval sur son cadavre et rouvris la plaie de son cou en le vidant de son sang.

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  • KaiIaah

    elle a 15 ans
    il y a 270 jours
    #34

    la flemme

    Répondre
  • Melanie1234

    elle a 24 ans
    il y a 270 jours
    #33

    L'histoire est vraiment bien écrite mais j'avoue avoir était plutôt déçu de la fin. Je ne m'attendais pas vraiment à ça, je pensais que ce serait un peu plus... Romantique. Mais sinon l'histoire est très chouette et les personnages intéressants.

    Répondre
  • chaimae12

    elle a 18 ans
    il y a 1318 jours
    #32

    ton histoire est adorable RSPECT<3
    e

    Répondre


  • #31
    le 02/12/2012Wow !!!! Ton histoire ... elle est wow quoi !!!! La fin elle est...

    wowowo

    Répondre
  • sunflower24

    elle a 19 ans
    il y a 1637 jours
    #30

    Wow !!!! Ton histoire ... elle est wow quoi !!!! La fin elle est ..... c un vampire ,????? Wow !!!! Vraiment ton histoire elle est carrement mortelle

    Répondre
  • JadoreLaMerde

    elle a 20 ans
    il y a 1849 jours
    #29
    le 03/05/2012J'aime beaucoup ! Vraiment Mais il y a quelques emploi de temps...

    J'en est déja fait un blog, mais je m'en lassent tres vite.

    Répondre
  • MSaa

    elle a 20 ans
    il y a 1850 jours
    #28

    http://www.youtube.com/watch?v=E8iDa_ErRBw

    La bande annonce te plait ?

    Alors viens vite lire la fiction : http://my-story-1d.skyrock.com/

    N'oublie pas de laisser un commentaire sur le blog en donnant ton avis xx

    Moi aussi j'ai besoin d'avis constructif et vu que je ne suis pas sur le forum souvent si tu pouvais le donner sur mon blog merci!

    Répondre


  • #27

    J'aime beaucoup ! Vraiment Mais il y a quelques emploi de temps (imparfait,present...) ou tu change trop rapidement (ex : restent immobiles. Essayant d'agiter mes doigts, je sentis une énorme douleur, comme un poignard se plantant au creux de ma main. Je me pinçais les lèvres)... c'est vraiment pour chercher un default ! Car j'adore vraiment Si tu compte ouvrir un blog dit le moi ! <3

    Répondre
  • CaarlaKa

    elle a 18 ans
    il y a 1850 jours
    #26

    Ouah j'my attendait pas du tout , rahlala . J'adore !

    Répondre
  • JadoreLaMerde

    elle a 20 ans
    il y a 1850 jours
    #25

    ..
    Merci

    Répondre
  • oceandream

    elle a 22 ans
    il y a 1851 jours
    #24

    et pour les filles qui aimes lire des imagines avec nos cinq boys! aller lire mon new imagines sur niall! je viens de le poster sur mon profil et laisser moi vos commentaires et avis!! merci

    Répondre
  • Miss-Ruby

    elle a 20 ans
    il y a 1851 jours
    #23

    Sa va !!!! C'est bien mais la fin j'adore !

    Répondre
  • JadoreLaMerde

    elle a 20 ans
    il y a 1851 jours
    #22
    le 02/05/2012dsl j'ai lus que le premier c'était tres beau continu mais j'ai eu...

    -Pas de soucis

    Répondre
  • Marine1999

    elle a 18 ans
    il y a 1851 jours
    #21
    le 02/05/2012D'accord, je te préviendrai

    Merci

    Répondre
  • Sydneyrey

    elle a 20 ans
    il y a 1851 jours
    #20

    dsl j'ai lus que le premier c'était tres beau continu mais j'ai eu la fleme de lire la suite

    Répondre
  • JadoreLaMerde

    elle a 20 ans
    il y a 1851 jours
    #19
    le 02/05/2012Je te le souhaite de plublier un livre car vu ton talent pour cette...

    D'accord, je te préviendrai

    Répondre
  • Marine1999

    elle a 18 ans
    il y a 1851 jours
    #18
    le 02/05/2012Marine : Oui, en orthographe, c'est un peu la guerre, j'ai du mal à...

    Je te le souhaite de plublier un livre car vu ton talent pour cette histoire j'imagine ton talent pour en creer d'autre ! Bon en orthoraphe personne n'est vraiment parfait mais malgré que je pense qu'il en aie on les oublies car l'histoire est tellement acrocheuse !!! J'adore la collection Black Moon , et si tu y arrive à publier dans cette catégorie j'aimerais être prevenue

    Répondre
  • JadoreLaMerde

    elle a 20 ans
    il y a 1851 jours
    #17

    Marine : Oui, en orthographe, c'est un peu la guerre, j'ai du mal à corriger mes fautes. J'ai déjà envoyer cette nouvelle à l'édition Hachette, Black Moon, et il m'ont répondu en me disant que le texte était très bien écrit, qu'il me félicitait d'avoir écrit cette nouvelle avec tellement de délicatesse, un truc dans le genre. Mais que, pour le moment, il ne recherchait pas de nouvelle, car dans la collection Black Moon, quand il publie des nouvelles, il les mettent dans un livre, pour y contenir cinq histoire différente. Et ils auraient dus chercher d'autres auteurs pour les quatre autres histoire.. etc.. alors pour le moment ils ne recherchent que à publié des romans. Alors, j'en écris un pour le moment, pour leurs envoyé pas la suite
    Zahra : Oui, je sais, mais ca m'enerve les fake..

    Répondre

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